
Les paroles, ligne par ligne
حبي فعشقك هايم
7obbi f 3ech9ek hayem
Mon amour erre dans la passion pour toi
My love wanders in passion for you
وصورتك من العين ما تروح
W sourtek men l3in ma trou7
Et ton image ne quitte pas l’œil
And your image doesn’t leave the eye
حبك فقلبي ساكن
7obbek f 9elbi saken
Ton amour habite mon cœur
Your love lives in my heart
كنبغيك من اعماق الروح
Kanbghik men a3ma9 rrou7
Je t’aime du fond de l’âme
I love you from the depths of the soul
الحب صعيب صعيب
L7obb s3ib s3ib
L’amour est difficile, difficile
Love is hard, hard
الحب صعيب صعيب
L7obb s3ib s3ib
L’amour est difficile, difficile
Love is hard, hard
ليالي طويلة سهران
Lyali twila sahran
De longues nuits, je veille
Long nights, I’m awake
نفكر فيك يا زين الملاح
Nfekker fik ya zin lmla7
Je pense à toi, ô beauté parmi les beautés
I think of you, O fairest of the fair
قلبي معاك حيران
9elbi m3ak 7iran
Mon cœur est désemparé avec toi
My heart is at a loss with you
ما يلقى لغيابك سماح
Ma yl9a lghyabek sma7
Il ne trouve pas de pardon à ton absence
It finds no forgiveness for your absence
إلا شفتك ننسى همي
Ila choftek nensa hemmi
Si je te vois, j’oublie mon souci
If I see you, I forget my worry
ويطيب جرحي والجراح
W ytib jer7i w jjra7
Et ma blessure et les blessures guérissent
And my wound and the wounds heal
نظراتك داوي عذابي
Nadratek dawi 3dabi
Tes regards soignent mon tourment
Your glances heal my torment
وصوتك نغمة الأفراح
W soutek naghmet lafra7
Et ta voix est la mélodie des joies
And your voice is the melody of joys
Ce que raconte la chanson
« Al Houb S3ib » (« L'amour est difficile ») met face à face deux états : l'absence, qui apporte les nuits blanches et le désarroi, et la présence, qui guérit. Le titre revient dans le refrain, mais la chanson ne dit pas pourquoi l'amour est difficile. Notre lecture : la difficulté vient ici de l'absence, pas de l'amour lui-même, puisque la présence suffit à guérir la blessure.
Celui qui chante est masculin d'après la grammaire (« sahran »). La personne à qui il s'adresse ne porte aucune marque de masculin ou de féminin dans le texte. Nous avons lu « ya zin lmla7 » comme une formule d'éloge, et l'avons traduite par « ô beauté parmi les beautés / O fairest of the fair » pour ne pas décider s'il s'agit d'un homme ou d'une femme.
La langue : selon notre lecture, certains mots sont plus proches de la poésie et de l'arabe écrit : « 3ech9 », « hayem », « a3ma9 rrou7 », « 3dab », « naghma ». À côté, des mots de darija comme « kanbghik », « s3ib » et « ila choftek ». Deux négations viennent sans « ch » (« ma trou7 », « ma yl9a ») ; nous les avons traduites comme des négations ordinaires, pas comme des fautes.
Deux points ne sont pas tranchés. Le premier est « sma7 » : nous l'avons traduit par « pardon / forgiveness », c'est-à-dire que le cœur ne parvient pas à pardonner l'absence ; une autre lecture est « excuse », il ne lui trouve pas d'excuse. Le second est « dawi » : il est au singulier après « nadratek », qui est au pluriel. Nous l'avons traduit comme un verbe, « soignent / heal » ; ce peut être un impératif adressé à l'autre (« soigne »), ou se lire « dwa », « remède ». Le texte écrit ne tranche pas.
Mots et choix de traduction : « hayem », traduit par « erre / wanders » ; « sahran », par « je veille / I'm awake » ; « ytib », par « guérissent / heal » ; et « lafra7 », par « les joies / joys » ; une autre lecture possible est « les fêtes / celebrations », et nous ne l'avons pas tranchée.




