Une femme allongée dans une eau verte, les yeux fermés, entourée de pierres vertes et de feuilles d’or

Layla Lamjarred · 2026 · Tarab

Ya Ghali

يا غالي

Les paroles, ligne par ligne

قلبي وروحي، دابزو عليك...

9albi w rou7i, dabzou 3lik...

Mon cœur et mon âme se sont disputés pour toi...

My heart and my soul fought over you...

واحد يبغيك، والثاني يموت فيك.

Wa7ed ybghik, w ttani ymout fik.

L’un t’aime, et l’autre se meurt pour toi.

One loves you, and the other is dying for you.

ماشي بيدي... وخا نمشي، نولّي ليك.

Machi b yeddi... wakha nemchi, nwelli lik.

Ce n’est pas entre mes mains... même si je pars, je reviens vers toi.

It’s not in my hands... even if I leave, I come back to you.

حُبَكْ سكن قلبي، وولّيت نحلم بيك.

7obbak sken 9albi, w wellit n7lem bik.

Ton amour s’est installé dans mon cœur, et j’ai commencé à rêver de toi.

Your love has settled in my heart, and I’ve started dreaming of you.

كل ما نهرب... نرجع ليك،

Koll ma nherb... nerje3 lik,

Chaque fois que je fuis... je reviens vers toi,

Every time I run away... I come back to you,

شي حاجة فيك... ما خلّاتني ننساك.

Chi 7aja fik... ma khallatni nensak.

Quelque chose en toi... ne m’a pas laissé t’oublier.

Something in you... didn’t let me forget you.

يا غالي، نبغيك...

Ya ghali, nebghik...

Ô mon cher, je t’aime...

Oh my dear, I love you...

وما عندي غيرك فبالي.

W ma 3endi ghirek f bali.

Et je n’ai que toi en tête.

And I have no one but you on my mind.

ربي لي عالم... بحالي،

Rebbi lli 3alem... b7ali,

C’est Dieu qui connaît... mon état,

It’s God who knows... my state,

بحالي...

B7ali...

Mon état...

My state...

ما نقدرش نعيش... بلا بيك.

Ma n9derch n3ich... bla bik.

Je ne peux pas vivre... sans toi.

I can’t live... without you.

كل لحظة، كنفكّر فيك...

Koll le7da, kanfekker fik...

À chaque instant, je pense à toi...

Every moment, I think of you...

يومي، وليلي، وعمري... ليك،

Youmi, w lili, w 3omri... lik,

Mon jour, et ma nuit, et ma vie... sont à toi,

My day, and my night, and my life... are yours,

كل شي فحياتي... نعطيه ليك.

Koll chi f 7yati... n3tih lik.

Tout ce qu’il y a dans ma vie... je te le donne.

Everything in my life... I give it to you.

عيوني تعشق... شوفت عينيك،

3youni t3ech9... chouft 3inik,

Mes yeux sont épris... de la vue de tes yeux,

My eyes are in love... with the sight of your eyes,

والقلب يدوب... من لمسة من يديك.

W l9alb ydoub... men lemsa men yeddik.

Et le cœur fond... au toucher de tes mains.

And the heart melts... at a touch from your hands.

نتمنى نكون... ديما معاك،

Netmenna nkoun... dima m3ak,

Je souhaite être... toujours avec toi,

I wish to be... always with you,

وعمرني... نخليك.

W 3omrni... nkhallik.

Et jamais... je ne te quitterai.

And never... will I leave you.

يا غالي، نبغيك...

Ya ghali, nebghik...

Ô mon cher, je t’aime...

Oh my dear, I love you...

وما عندي غيرك فبالي.

W ma 3endi ghirek f bali.

Et je n’ai que toi en tête.

And I have no one but you on my mind.

ربي لي عالم... بحالي،

Rebbi lli 3alem... b7ali,

C’est Dieu qui connaît... mon état,

It’s God who knows... my state,

بحالي...

B7ali...

Mon état...

My state...

يا غالي، نبغيك...

Ya ghali, nebghik...

Ô mon cher, je t’aime...

Oh my dear, I love you...

Ce que raconte la chanson

« Ya Ghali » est une chanson d’amour adressée à une personne appelée « ghali ». Nous avons traduit « ghali » par « mon cher / my dear » ; le mot peut aussi se lire comme un prénom, et nous n’avons pas tranché entre les deux lectures. Le mot est masculin ; quant à la personne qui chante, le texte ne dit pas si c’est un homme ou une femme, et la traduction n’ajoute aucune marque à ce sujet.

La chanson s’ouvre sur une image du cœur et de l’âme comme deux parties en conflit pour la même personne, chacune l’aimant à sa façon. Notre lecture : nous voyons dans cette image un amour qui ne laisse aucune part de celui ou celle qui chante en dehors de lui. Le verbe « dabzou », nous l’avons traduit par « se sont disputés / fought » ; il peut aussi se lire comme un état qui dure encore, et nous ne l’avons pas tranché.

La deuxième idée est un retour qui ne dépend pas de celui ou celle qui chante : chaque tentative de s’éloigner et d’oublier ramène au même point, et le texte en attribue la cause à quelque chose chez l’autre, qu’il ne nomme pas. Notre lecture : nous y voyons un aveu, pas un reproche. « Wakha », nous l’avons traduit ici par « même si / even if ».

La troisième idée est le don : le texte consacre tout le temps et toute la vie à la même personne. Le corps est présent lui aussi, par les yeux et par les mains. Notre lecture : cet amour se vit par les sens, pas seulement par les mots.

Dans le refrain, « Rebbi » (Dieu) est nommé comme celui qui connaît l’état de celui ou celle qui chante. « B7ali » a deux lectures : « mon état », ou « comme moi », c’est-à-dire quelqu’un de pareil à moi. Nous l’avons traduit par « mon état / my state », sans trancher ; dans les deux lectures, c’est Dieu qui sait.

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